Katarzyna Zajac

Infirmière en maison de retraite ORPEA Résidences en Pologne

“J’ai démarré mon parcours chez ORPEA en 2014 en tant qu’aide-soignante alors que j’avais tout juste 20 ans. Les premiers temps ont été difficiles mais très vite j’ai pris conscience de l’importance de mon rôle auprès des personnes dépendantes et j’ai depuis trouvé le chemin parfait dans ma vie, celui qui me donne un sentiment d’accomplissement et une grande satisfaction  : aider les autres. Cela m’a motivée pour commencer mes études d’infirmière, acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour pouvoir me consacrer pleinement à ma passion.

Je ne ferais pas ce que je fais aujourd’hui sans le soutien du Groupe. Grâce à un horaire de travail flexible et au soutien inestimable de l’infirmière du service, j’ai pu poursuivre mes études à temps plein et travailler comme aide-soignante de personnes dépendantes. En regardant mes collègues travailler je rêvais de pouvoir en faire autant moi-même. En travaillant en équipe, j’ai acquis les compétences pratiques requises et l’expérience. Après la fin de mes études, j’ai commencé à faire des heures régulières de soins infirmiers.”

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans votre carrière ? 

Les difficultés qui m’ont accompagnée au cours de mon évolution de carrière concernaient principalement mes émotions – des réactions très empathiques face aux situations des résidents et de leurs proches.

Le fait d’être une femme dans votre profession vous aide-t-il ou non ?

La profession d’infirmière est une profession féminisée et je pense que les femmes sont faites pour ce rôle précisément pour des raisons de caractère – elles sont pleines de responsabilités, d’empathie et d’attention. Avec le temps, j’ai découvert que j’avais aussi ces qualités et que je les utilisais dans mon travail quotidien.. Après tout, nous avons ce qu’on appelle le “sixième sens” et l’intuition féminine, non ?

Quels sont vos points de vue personnels sur les droits des femmes ?

Je rêve que chaque femme puisse décider d’elle-même selon ses propres convictions, sa conscience et ses valeurs. Je souhaite que nous puissions toujours suivre la voix intérieure qui sommeille en chacune d’entre nous afin de ne rien faire contre nous-mêmes, pour que rien ne soit jamais imposé sans le dialogue nécessaire. Les femmes ont une force énorme : nous sommes intelligentes, ingénieuses et responsables. Je crois que nous avons le droit de définir les règles à suivre pour que la liberté de choix règne dans toutes les sphères de nos vies.

Je souhaite que nous puissions toujours suivre la voix intérieure qui sommeille en chacune d’entre nous afin de ne rien faire contre nous-mêmes.

Quels conseils donneriez-vous aux autres femmes en matière d’évolution de carrière ?

Je conseillerais aux autres femmes de ne pas avoir peur des défis et d’essayer de surmonter leur peur. Pas à pas. Il est très important de faire tomber les barrières – avec le temps, il devient de plus en plus facile de surmonter des situations qui semblaient auparavant impossibles à gérer. Tout comme dans mon cas.

Comment voyez-vous l’évolution de la société en termes de droits des femmes ?

Les femmes soutiennent souvent la famille, sont en concurrence avec les hommes ou plutôt sur un pied d’égalité avec eux et assument des fonctions de direction, c’est-à-dire qu’elles remplissent plusieurs rôles simultanément. Elles sont donc polyvalentes. Je crois en l’égalité des sexes et je vois monter l’autonomisation des femmes dans le monde. J’accorde une attention particulière à la violence qui touche souvent les femmes et suis favorable à un renforcement de la loi en faveur de la protection des droits de celles-ci en cas de violence physique et psychologique.

Quels sont vos rêves pour le monde de demain pour les petites filles ?

Je voudrais qu’aucune femme ne soit plus discriminée ni considérée comme plus faible, afin que la société ne se penche pas sur nos stéréotypes de genre, car ce n’est pas notre constitution génétique qui compte, mais le genre de personnes que nous sommes.